Analyser ses résultats en 5 questions simplesTemps de lecture estimé à 8 minutes

Nous voilà arrivé-e-s dans la partie la plus rébarbative du sujet ! Je vous ai gardé le meilleur pour la fin 😉


Sommaire de la série d’articles

1. Les 7 erreurs marketing des auteurs et autrices autoéditées

2. Les 3 clés pour dompter les algorithmes

3. Les 6 piliers d’un marketing d’auteur qui fonctionne

4. La victoire commence dans la tête

5. Une méthode infaillible pour atteindre ses objectifs

6. Définissez et connaissez votre livre pour mieux le vendre

7. Comment définir son lectorat pour ne pas se louper

8. Déterminer le prix de son livre et ses canaux de vente

9. Visibilité, démarcation de la concurrence et communication

10. Que poster sur les réseaux sociaux et sur son blog ?

11. Optez pour les bonnes actions promotionnelles

12. Analyser ses résultats en 5 questions

13. Élaborer sa stratégie marketing


J’écris ça en rigolant, pourtant c’est un aspect que j’apprécie beaucoup. Je trouve l’analyse de mes résultats et de mes statistiques très stimulante. C’est une manière de concrétiser et de rendre réelles toutes les actions que j’ai menées. Je vois ce qui marche, ce qui marche moins bien et je me remets en question pour savoir. Ça me motive à rester créative et innovante et j’adore ça !

Quand je parle d’analyse de résultats dans le cadre de l’autoédition, beaucoup pensent tout de suite au nombre de ventes, au chiffre d’affaires ou encore au classement Amazon.

Pourtant, ce ne sont pas les seuls résultats à prendre en compte. Il faut aussi considérer les résultats de vos actions dans le cadre de votre stratégie marketing.

Pourquoi est-ce important d’analyser ses résultats ?

À partir du moment où l’on s’autoédite, nous ne pouvons rester dans le seul monde des mots. Celui des chiffres requiert également notre attention.
 

Ces chiffres, qui ne sont rien d’autres que des statistiques, vous permettront d’évaluer l’efficacité de votre stratégie marketing et de constater si votre communication fonctionne vraiment. Lancer des actions dans le vide sans savoir si elles fonctionnent ou pas n’est ni motivant ni efficace. En surveillant vos résultats et en les chiffrant, vous pourrez donc constater ce qui marche et ce qui marche moins bien ; mettre en parallèle la réalité du marché avec votre prévisionnel ; comparer le comportement de votre public réel avec celui de votre lectorat idéal pour ajuster vos actions et attirer les bonnes personnes.
 

En outre, noter ses résultats aide aussi à se situer par rapport aux buts que l’on s’est fixés. Vous rappelez-vous des objectifs SMART ? Étant donné que ces derniers sont des buts précis, vous devez donc avoir un suivi précis pour savoir où vous vous situez. Se fixer un objectif SMART précis, mais ne pas savoir à quel niveau de complétion on se trouve ne sert à rien.
 

Enfin, voir ses chiffres évoluer, c’est hyper motivant. On voit que nos actions ont des résultats et qu’on avance. Et, mieux encore !, on peut quantifier cette avancée. — Vous le sentez mon côté fan de graphiques et de tableaux ?… 😂

Et même si ces chiffres ne sont pas bons, cela reste des plus intéressants parce qu’ils nous permettent de savoir pourquoi ça ne marche pas. On apprend de nos erreurs, on ajuste notre stratégie et on réessaie.
 

Les statistiques à surveiller

Sur internet et en marketing, il existe pléthore de chiffres à surveiller. Il est donc aisé de se perdre dans toutes ces données et ces termes qui nous semblent parfois abscons.

Pourtant, ces statistiques sont les marqueurs de l’engagement de votre audience. Ils vous permettent de quantifier ce fameux engagement, justement.

Voici les éléments les plus importants à surveiller.

Sur vos réseaux

Relevez :

  • Le nombre de vos abonnés : comparez de mois en mois (ou de trimestre en trimestre) votre augmentation et, si vous voyez une forte augmentation ou une baisse de votre croissance, relevez ce que vous avez partagé et qui a plu ou, au contraire, a déplu.
  • Les impressions de vos posts : les impressions sont le nombre de fois qu’une publication a été affichée sur le mur ou le profil de quelqu’un.
  • Les likes, commentaires et partages : notez les publications qui ont le mieux fonctionné et celles qui ont le moins fonctionné ; essayez de comprendre pourquoi.
  • Les horaires de consultation de vos pages et profils : ils peuvent déterminer vos heures de publication, mais aussi le contenu ce celles-ci (parfois).
  • Lgenre et la tranche d’âge de vos abonné-e-s : pour vous assurer que vous vous adressez bien à votre public-cible défini précédemment.

Concernant les horaires de consultation de vos pages et profils, ne vous y fiez pas aveuglément : pour certaines communautés, poster pendant les horaires de haute fréquentation n’apporte rien. Je vais vous parler de mon propre exemple : ma communauté est plutôt active l’après-midi vers 14-15h, mais si je poste à ces horaires-là, mes publications passent inaperçues ! Les horaires qui me rapporte le plus d’impression et d’engagement sont entre 8h et midi. En revanche, mes stories Instagram sont plutôt vues le soir, il m’est donc plus intéressant de les poster fin d’après-midi.

Voilà comment résumer au mieux le paradoxe des réseaux sociaux !

Sur votre blog

Je vous conseille de passer par Google Analytics pour regarder toutes ces statistiques ou par l’extension Monster Insight si vous travaillez avec WordPress.

  • Le nombre de visites (mensuelles et/ou journalières) : ne confondez pas le nombre de visites avec le nombre d’utilisateurs, un même utilisateur peut faire plusieurs visites.
  • Les pages et/ou articles les plus vus : n’hésitez pas à les repartager ou à y mettre des liens intéressants vers votre page d’inscription à votre newsletter ou vers votre page de vente pour l’un de vos livres, par exemple.
  • Les canaux d’acquisition : il s’agit de la façon la plus courante pour vos utilisateurs d’arriver sur votre site (par exemple : recherches, réseaux sociaux, liens directs à partir d’un autre site…)
  • Les sites référents : ce sont les sites à partir desquels vos visiteurs arrivent sur votre site (ça peut être Google suite à une recherche, Facebook, Pinterest, Wikipédia, etc.)
  • Les pages de destination : il s’agit des pages/articles de votre site les plus souvent utilisées comme porte d’entrée pour arriver sur votre site.
  • Les pages de sortie : ce sont les pages à partir desquelles vos visiteurs quittent votre site. Connaître les pages de sortie vous permet de savoir quelles pages essayer d’optimiser pour retenir vos visiteurs.

Avec votre newsletter

  • Le nombre d’abonnés : prenez bien en compte les personnes inscrites, pas les désinscrites ou celles dont l’adresse email n’est pas ou plus valide.
  • Le taux d’ouverture par courriel : il s’agit de la quantité de personnes qui ont ouvert votre email par rapport au nombre total de personnes qui l’ont reçu. Pour info, le taux d’ouverture moyen est de 30 %.
  • Le taux de clics : il s’agit du nombre de personnes qui ont cliqué sur le ou les liens que vous avez mis dans votre courriel.
  • Le taux d’ouverture par abonné-e : certaines personnes ouvrent plus souvent vos courriels que d’autres, n’hésitez pas à nettoyer votre liste pour retirer ces personnes inactives.

Comment interpréter ces statistiques

Ces statistiques sont des indicateurs de performance. Elles vous permettent de voir ce qui fonctionne auprès de votre audience et ce qui ne fonctionne pas.

Parmi les statistiques que je vous ai citées juste avant, certaines vous intéresseront plus que d’autres. Par exemple : je vends beaucoup plus via mes newsletters que via mes réseaux sociaux, les chiffres de ces derniers m’intéressent donc moins que ceux de ma newsletter. Ou encore : j’acquiers la majorité de mon trafic par les recherches organiques sur Google, mon référencement SEO est donc prioritaire sur mon feed Instagram.

Pour les utiliser correctement, il faut savoir les remettre dans leur contexte et ne pas regarder une stat’ indépendamment des autres. Avoir beaucoup d’abonné-e-s, juste pour avoir beaucoup d’abonné-e-s, ça ne sert à rien. Une stratégie marketing est un ensemble d’actions qui créent une synergie. Vous devez donc toujours les considérer dans un tout : actions, chiffres et résultats.

Pour analyser et interpréter vos statistiques, posez-vous ces questions :

  1. Quelles actions ai-je menées cette semaine/ce mois-ci ? (Promotion de votre newsletter sur les réseaux sociaux ; Séquence d’emails pour le lancement de votre nouvelle ; Concours organisé pour les personnes ayant commenté votre livre…)
  2. Dans quel but ? (Obtenir plus d’abonné-e-s à votre newsletter ; Vendre votre nouvelle en grande quantité pour la faire grimper dans le classement Amazon ; Obtenir de nouveaux commentaires sur votre livre…)
  3. Quel impact ces actions ont-elles eues sur mes statistiques et sur mes ventes ?
  4. Mes résultats correspondent-ils à mon objectif ? (Ai-je atteint le nombre d’abonné-e-s/de ventes/de commentaires que je souhaitais ?)
  5. Quelles actions m’ont rapporté le plus de résultats ? Pourquoi ?

Il est important que vous releviez ce qui fonctionne et pourquoi. Sont-ce les mots choisis dans vos posts et vos emails ? Les titres de vos newsletters ? Les heures de publication ? Etc.

Une fois que vous avez mis tout ça en perspective et que vous avez tiré vos conclusions, écartez ce qui ne vous rapporte aucun résultat et conservez précieusement ce qui vous en rapporte.

J’aimerais également vous rappeler qu’il ne sert à rien d’essayer d’avoir de « bonnes » statistiques partout. Il est normal que certaines ne soient pas au top tout simplement parce que ces domaines n’intéressent pas votre public ou ne vous intéressent pas. Il ne faut donc pas forcer les choses, mais plutôt tirer parti de ce qui fonctionne déjà très bien. Concentrez-vous sur ce qui vous demande le moins d’effort pour le maximum de résultats et laissez tomber le reste (ou ne faites que le minimum syndical).

J’aimerais conclure en vous rappelant que, même si ces chiffres sont importants, ils ne doivent pas être des tyrans non plus. Vous devez les voir comme des indicateurs qui vous permettent de garder le cap, mais pas comme des chiffres à faire grossir absolument. Se laisser sombrer dans une dictature des statistiques risque de vous faire perdre de vue l’essentiel : votre pourquoi.

Ces chiffres sont des outils, pas une fin en soi.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article vous a plu.

À la semaine prochaine.

Prenez soin de vous !

Virginie

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