Optez pour les bonnes actions promotionnellesTemps de lecture estimé à 12 minutes

Avant de détailler les actions promotionnelles possibles, je pense que ce serait un bon point de redéfinir ce qu’est une action promotionnelle.


Sommaire de la série d’articles

1. Les 7 erreurs marketing des auteurs et autrices autoéditées

2. Les 3 clés pour dompter les algorithmes

3. Les 6 piliers d’un marketing d’auteur qui fonctionne

4. La victoire commence dans la tête

5. Une méthode infaillible pour atteindre ses objectifs

6. Définissez et connaissez votre livre pour mieux le vendre

7. Comment définir son lectorat pour ne pas se louper

8. Déterminer le prix de son livre et ses canaux de vente

9. Visibilité, démarcation de la concurrence et communication

10. Que poster sur les réseaux sociaux et sur son blog ?

11. Optez pour les bonnes actions promotionnelles

12. Analyser ses résultats en 5 questions

13. Élaborer sa stratégie marketing


Une action promotionnelle ou opération promotionnelle est la mise en place d’une campagne de communication et d’actions visant une forte augmentation des ventes sur un court laps de temps.
Elles peuvent également servir à augmenter vos abonné-e-s à vos réseaux ou votre newsletter.

1. Les lancements

Un lancement est déjà, en soi, un ensemble d’actions promotionnelles. Mais, le but derrière est très précis, car il s’agit d’actions accompagnant la sortie d’un roman. Les lancements peuvent toutefois prendre plusieurs formes dépendant de votre objectif.

Quand sortir son livre ?

Le choix de la date de sortie est toujours une question qui turlupine beaucoup les auteurs et autrices indépendantes.

Lorsque la question est abordée sur les réseaux, beaucoup répondent « Quand il est fini ! » et c’est la pire des réponses.

Bien sûr, on ne sort pas un livre qui n’est pas fini, mais la date de sortie ne doit pas être fixée par rapport à l’avancée de votre travail. Si vous voulez vraiment faire les choses sérieusement, vous devez commencer par fixer la date de sortie de votre livre avant même d’avoir terminé la rédaction de votre premier jet. Lorsque l’on ne se fixe pas de date de fin, on a tendance à se dire qu’on a le temps et on procrastine ou on peaufine à l’infini.

Poser une date permet de se fixer une limite et d’organiser son travail pour être réellement efficace. On sait qu’on a un temps limité pour terminer la rédaction, corriger, faire relire, mettre en page, etc., et on s’exécute. On ne remet pas à plus tard sans arrêt, on ne peaufine pas à l’excès avec des centaines de relectures et de réécritures. On avance et c’est comme ça qu’on devient écrivain ou écrivaine, auteur ou autrice.

Comment choisir cette date de sortie ?

Ceci est une véritable et épineuse question. Il faut que votre date de sortie ne soit ni trop proche, ni trop lointaine. Laissez-vous le temps d’écrire, mais ne vous en laissez pas trop non plus, au risque d’oublier cette date butoir. Pour réussir à vous fixer une date, il faut vous connaître en tant qu’écrivain ou écrivaine. Savoir combien de temps vous prend chaque étape, savoir si vos bêta-lecteurs et lectrices sont capables de tenir les délais que vous leur fixez, savoir combien de temps mettent les différentes corrections, la mise en page, le prestataire à mettre en vente votre livre, etc.

Un autre facteur à prendre en compte est les périodes d’achat de votre lectorat. Cela peut paraître étonnant, mais notre comportement d’achat n’est pas le même toute l’année. Et chaque public a ses propres périodes où l’achat d’un produit spécifique (pas seulement les romans) est plus courant que d’autres.

Par exemple, certains genres se vendent beaucoup mieux à certaines périodes de l’année et moins à d’autres (l’horreur et le thriller aux alentours d’Halloween, la romance juste avant les vacances d’été, les romans jeunesse à Noël, etc.). C’est à vous d’identifier les comportements d’achat de votre lectorat pour fixer au mieux votre date de sortie et maximiser vos ventes à ce moment-là. D’où l’importance de connaître votre public.

Il existe également des événements dans la sphère littéraire qui sont davantage propices à la sortie d’un livre. On peut compter parmi eux les différents challenges de lecture à thèmes (le Printemps de l’Imaginaire francophone, le Cold Winter Challenge, le Pumpkin Autumn Challenge, etc.), les salons du livre dédiés à des genres précis (les Imaginales, Yggdrasil, les Quais du Polar, le festival Carnets de voyage, etc.), les événements pour promouvoir un genre (le mois de l’Imaginaire, le mois du Polar, etc.). Sortir un livre pendant ces événements permet de profiter de l’engouement généralisé. Cependant, il vous faudra réussir à sortir votre épingle du jeu pour être visible et convaincre vos potentiels futurs lecteurs et lectrices.

Sortir son livre pendant la rentrée littéraire, est-ce une bonne idée ?

C’est un débat de longue date dans le milieu de l’autoédition et je n’ai pas de réponse définie ni de vérité immuable à vous fournir. Je n’ai que mon point de vue à vous soumettre, ce sera à vous de tirer vos propres conclusions et de vous faire votre propre avis.

Encore une fois : ça dépend de vous, de votre roman et de votre public.

La rentrée littéraire est d’abord et avant tout une inondation du marché avec des centaines de livres édités à compte d’éditeur (plus de 500 en 2019 et 2020). Ce qui signifie que pour se démarquer de toutes ces sorties, il faut :

  • avoir une stratégie de communication en béton armé
  • une image de marque à toute épreuve
  • un public principalement tourné vers l’autoédition ou un lectorat fidèle qui vous considère comme une valeur sûre au point de garder quelques-uns de ses deniers pour vous plutôt que pour le dernier Nothomb (ou pour les deux).

Ou alors, vous êtes un auteur ou une autrice de policier, thriller, romance, imaginaire, etc. qui sont des genres totalement délaissés lors de la rentrée littéraire. Auquel cas, pour votre public, il y a de fortes chances que cette période de l’année soit une période comme une autre.

Encore une fois, vous devez bien connaître votre public et avoir une stratégie de communication bien ficelée avec un message percutant.

Qu’organiser pour un lancement ?

Savoir quand sortir son livre, c’est bien, encore faut-il savoir quoi faire pour susciter l’engouement des lecteurs et lectrices.

Un lancement est, en général, un événement pour lequel on met les petits plats dans les grands. On marque le coup. Pour ce faire, vous pouvez organiser :

  • Une prévente de votre livre et inviter toutes les personnes qui l’auront pré-acheté à une soirée de lancement physique avec une séance de dédicace, du champagne, des petits fours, etc. Permettre à vos lecteurs et lectrices de vous rencontrer en personne et de se rencontrer est quelque chose de très important pour renforcer (ou créer) les liens de votre communauté entre ses membres et avec vous.
  • Une journée/soirée/semaine de lancement sur votre blog, chaîne YouTube, vos réseaux… où vous publierez à intervalle régulier des informations quant à votre roman, un jeu, des anecdotes de rédaction…
  • Un concours.
  • Une prévente avec des cadeaux.
  • Un prix de lancement.
  • Etc.

Les idées ne manquent pas.

Bien sûr, pensez à bien communiquer en avance les détails de l’événement et à faire des rappels réguliers.

2. Les réductions

Les réductions sont un bon moyen pour attirer de nouveaux lecteurs et lectrices.

Cependant, faites attention à ne pas en abuser.

Faire trop souvent des réductions sur un même livre renverra une mauvaise image de vous et de votre travail. Lorsqu’un roman (ou tout autre type de produit) passe plus de temps en réduction qu’à tarif plein, cela cause quatre problèmes majeurs :

  1. Celles et ceux qui auront acheté votre livre à tarif plein auront juste l’impression de s’être fait avoir.
  2. Vous donnerez l’impression que vous êtes désespéré-e parce que votre livre ne se vend pas en temps normal et que, de fait, il est mauvais.
  3. Vous ne donnez pas l’impression d’être sérieux ou sérieuse.
  4. Cela dévalorise votre travail.

Et qui voudrait racheter un livre à que l’on considère comme un arnaqueur ou un désespéré sans talent ?

Les réductions, c’est bien. Mais point trop n’en faut, car l’abus nuit.

Préférez faire des réductions ponctuelles et toujours justifiées que des réductions permanentes.

Un point sur la loi

Pensez aussi à respecter la loi à propos du prix unique du livre. C’est pas mal d’être dans la légalité.

Voici ce que la loi du prix unique du livre impose :

  • Le prix d’un livre papier doit être identique partout et doit être celui indiqué sur la couverture.
  • Le prix d’un ebook doit être le même partout.
  • Les réductions sur les livres papier ne peuvent pas excéder 5 % du prix du livre et ne peuvent être faites que dans le cadre du lancement du livre et pendant une durée définie.
  • Des réductions permanentes de 5 % sur le prix des livres papier peuvent être appliquées dans le cas d’un club d’adhérents.
  • Les réductions sur les ebooks sont libres et peuvent être faites autant de fois que l’on souhaite à condition qu’elles soient identiques partout. C’est-à-dire que si vous faites une réduction sur Kindle, vous devrez aussi la faire sur Kobo, sur votre boutique, sur iBook, sur Google Livres, etc. En revanche, vous avez le droit d’offrir des coupons de réduction aux abonnés de votre newsletter pour qu’ils puissent bénéficier d’une remise lors d’un achat sur votre boutique sans vous obliger à faire la même remise sur les autres marketplace.

3. Les promos gratuites

Les promotions gratuites consistent à abaisser le prix de votre ou vos ebooks à 0€ pendant un temps déterminé. Selon la légende, cela permettrait de toucher plus de personnes, de faire grimper son livre dans les classements Amazon et d’obtenir des commentaires. Comme je l’ai dit, tout ça n’est que légendes. Ça marchait à une époque, c’est vrai. Mais cette époque est révolue.

Si vous me connaissez, vous savez que je suis contre la plupart des promotions gratuites sur les ebooks, et ce, pour plusieurs raisons :

  1. Cela dévalue votre travail.
  2. Si votre livre monte dans les classements Amazon à la vitesse d’une fusée, c’est parce que des centaines de bots téléchargent votre livre pour le pirater.
  3. Votre livre dégringolera aussi vite qu’il est monté, peut-être même pour finir plus loin dans le classement qu’avant la promo, puisque l’algorithme d’Amazon fonctionne sur des prorata téléchargements/commentaires par jour. Amazon n’aime pas quand il y a des pics de téléchargements puis plus rien. Surtout quand il constate de personne ne lit le livre derrière ni ne le commente.
  4. La plupart des personnes qui téléchargent les ebooks gratuits ne les lisent jamais. Le fait de payer engage votre lecteur/lectrice pour lui donner envie de lire votre roman. Comme il a payé, il ou elle a envie de rentabiliser son achat.
  5. De facto, n’espérez même pas recevoir des commentaires suite à cette promo…
  6. Celles et ceux qui téléchargent votre livre quand il est gratuit ne font pas partie de votre public et n’achèteront pas vos autres livres. Un lectorat engagé est un lectorat qui est prêt à payer pour vos livres.


Faire des promotions gratuites sur un roman déjà paru ne vous permettra pas d’agrandir votre lectorat avec des prospects qualifiés. Vous y perdrez plus que vous n’y gagnerez.

En revanche, je ne vous mentirai pas : le gratuit est une technique marketing comme une autre pour obtenir des adresses mail.

Mais, pour que cette stratégie fonctionne, il faut la mener intelligemment. Si vous voulez vraiment offrir un roman (ou une nouvelle) gratuitement et gagner des lecteurs et des lectrices, demandez-leur leur adresse mail d’abord. Proposez votre roman ou votre nouvelle en échange d’une inscription à votre newsletter. Là, vous aurez de vrais résultats et de véritables retours en plus de gagner des lecteurs et des lectrices engagées dans votre audience.

4. Les publicités payantes

Je ne peux que vous inciter à la prudence avec ces pratiques, car c’est un métier. Paramétrer des publicités payantes pour les réseaux et Google est un art excessivement difficile. Avant de vous lancer là-dedans, formez-vous au risque de perdre de l’argent.

En outre, ne sponsorisé pas vos publications sur Facebook : dès que vous aurez payé pour un post, le réseau vous pénalisera pour toutes les publications qui ne seront pas boostées pour vous forcer à repayer. Dons faites bien des publicités (des Facebook ads) et non des boost de publication.

Parmi les paramètres à travailler pour une publication efficace, il y a :

  • Le visuel
  • Le texte
  • La tranche d’âge
  • La localisation
  • Les centres d’intérêt du public visé
  • Les heures d’affichage de la pub


Il y en a d’autres évidemment, mais ceux-là sont les plus importants. Vous remarquerez encore une fois que la connaissance de votre lectorat est primordiale pour réussir le paramétrage de votre pub.

5. Les concours

Les concours sont des armes à double tranchant. C’est vrai qu’ils amènent une belle émulation dans votre communauté et une belle visibilité, mais ils amènent aussi beaucoup d’opportunistes qui ne seront abonné-e-s que le temps du concours.

À vous de voir comment vous voulez gérer les choses. Mais j’ai été assez déçue par les quelques concours que j’ai faits. J’ai récompensé plus d’opportunistes que de réels membres impliqués de ma communauté. Chaque fois, j’en suis sortie amère et déçue.

En toute honnêteté, les prochains concours que j’organiserai, je ne les destinerai qu’à mes abonné-e-s.

6. Les promos conjointes

Les promotions conjointes consistent à réunir plusieurs auteurs et autrices pour qu’ils et elles appliquent une réduction sur leurs livres respectifs en même temps et à ce qu’ils communiquent ensemble sur ces réductions coordonnées.

Les promotions conjointes permettent de vous faire connaître à d’autres publics que le vôtre puisque les auteurs et autrices avec qui vous coopérez parleront de vous à leurs communautés respectives. Et vous, vous parlerez d’eux. Ce type d’opération permet d’avoir un beau résultat de vente en plus de bénéficier d’une belle visibilité.

Et puis, cela vous permettra de faire connaissance avec des collègues !

C’est une expérience à laquelle j’ai participé en mai dernier et je l’ai trouvée excellente. Je ne manquerai pas d’en refaire !

7. Les goodies

Les goodies sont l’ensemble des objets publicitaires et produits dérivés que vous pouvez offrir à votre lectorat. Le plus classique est le marque-page papier, mais on compte également :

  • les marque-pages bijou
  • les ex-libris
  • les cartes postales
  • les porte-clés
  • les sacs en tissu (totebags)
  • les mugs
  • les bijoux
  • les vêtements
  • les carnets

Ces goodies peuvent être offerts lors de concours, de précommandes, de commandes spéciales, durant un lancement (par exemple : les 100 premières commandes recevront un marque-page exclusif), etc.

Faites toutefois attention aux droits d’auteur sur les illustrations que vous utilisez. Car même si vous avez payé pour l’illustration de la couverture de votre roman, cette illustration ne vous appartient pas. Vous devrez établir un contrat clair avec votre illustrateur ou illustratrice pour définir le cadre de l’exploitation de cette illustration.

Par exemple, avec mon illustratrice il a été convenu que je ne puisse utiliser son travail que pour la couverture de mon livre et pour du matériel promotionnel gratuit. Je ne peux pas vendre les marque-pages que je fais avec ses illustrations. Si je souhaite vendre mes goodies, elle me demande un pourcentage des bénéfices. Et c’est parfaitement normal !

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