L’autoédition est un phénomène en pleine expansion. De plus en plus d’auteurs et d’autrices passent par ce biais pour offrir leurs écrits au public. Moi-même, dans mes services, je propose d’aider les écrivains et écrivaines dans leurs démarches.

Mais qu’est-ce donc précisément que l’autoédition ? Est-ce une méthode de publication qui s’adresse à tout le monde ?

On parle d’autoédition quand un-e auteur/-trice se charge de toutes les étapes éditoriales et de publication de son roman, ainsi que de sa propre promotion seul-e, sans autre intermédiaire qu’un imprimeur.

Ceci est la définition officielle de l’autoédition. Elle signifie que l’auteur/-trice se charge d’effectuer tout le travail qu’il y a à faire sur un roman pour le rendre publiable, et ce, sans avoir recours à des intermédiaires sinon cela deviendrait de l’édition à compte d’auteur.

Lorsque l’on parle des étapes éditoriales pour un roman, on parle de :

  • La correction
  • La mise en page papier et numérique
  • Les démarches administratives et juridiques
  • La création de l’illustration de couverture
  • L’impression
  • La diffusion
  • La promotion

Heureusement, la réalité est beaucoup plus souple que la définition officielle et permet de faire appel à d’autres prestataires que l’imprimeur. Ainsi, on peut recourir aux services d’une écrivaine publique pour la correction et la mise en page de son manuscrit, à un illustrateur pour créer la couverture, à une webmaster pour créer son blog, etc.

5 avantages de l’autoédition

1. L’auteur conserve ses droits sur son œuvre : contrairement à un contrat d’édition à compte d’éditeur, l’auteur garde tous ses droits sur son oeuvre et est libre de l’exploiter comme il le souhaite.

2. L’autrice est libre dans l’édition de son livre : dans le cadre d’une édition classique, l’éditeur a toujours le dernier mot, que l’autrice soit d’accord avec son choix ou pas. C’est également l’éditeur qui choisit le titre, l’illustration et la 4e de couverture, parfois même sans en aviser l’autrice.

3. La possibilité de toucher un meilleur pourcentage sur le prix de son livre : avec un compte d’éditeur, un auteur touche entre 8 et 12% du prix de son livre (entre 4 et 8% pour les romans jeunesse et les poches), avec l’autoédition, l’auteur choisit le prix de son livre et, ainsi, le pourcentage qu’il touchera sur le prix de son livre. Ce pourcentage est totalement au choix dans le cadre d’une publication papier et est, en moyenne, entre 20 et 100% sur un livre numérique (cela dépend de la plateforme de publication).

4. La maîtrise du timing : sortir un livre via la filière classique est un exercice de patience (un éditeur à beaucoup de choses à gérer en plus de votre livre), autoéditer son livre permet d’avoir la mainmise sur les différentes étapes et le contrôle du temps que cela prendra à les faire. Cela garantit donc de pouvoir faire les choses plus vite ou de pouvoir sortir son livre à la date/période que l’on souhaite.

5. Un meilleur suivi des ventes : un éditeur ne fait, dans le meilleur des cas, que deux rapports de suivi des ventes par an. Avec l’autoédition, ces rapports peuvent devenir journaliers.

5 inconvénients de l’autoédition

1. Tous les frais sont à la charge de l’auteur : si l’auteur décide de faire appel à des prestataires pour certaines étapes (telles que les corrections, l’illustration, la création d’un blog…) la note peut vite grimper. Les envois des services de presse se font aussi aux frais de l’auteur, à lui de payer l’exemplaire et les frais d’envoi.

2. L’autoédition demande beaucoup de compétences : il est vrai que même si on fait appel à des intermédiaires, l’autoédition demande toujours de pouvoir s’occuper de certaines tâches seul, comme pouvoir faire sa promotion. De plus, tout le monde n’a pas les moyens de payer pour une kyrielle de services, alors il faut apprendre à se service d’un traitement de texte pour mettre en page son roman, à maîtriser les outils web pour créer son blog…

3. L’autoédition demande beaucoup de temps : mettre en page son livre, écrire la 4e de couverture, créer l’illustration, promouvoir son livre sur les réseaux sociaux… tout cela ne se fait pas en 5 minutes. Il faut parfois accepter de faire une croix sur un weekend ou une soirée.

4. L’autoédition demande beaucoup d’efforts : afin de pouvoir réussir à faire ce qu’on veut avec son livre, il va falloir accepter d’apprendre de nouvelles compétences, se creuser la tête pour trouver les meilleurs moyens de vendre son livre, travailler dur pour faire connaître son livre.

5. La quasi-impossibilité de vendre en librairie : d’une part, les livres autoédités traînent encore une réputation injuste de livres bas de gamme pleins de fautes et, d’autre part, il y a le problème de l’impossibilité de pouvoir faire des factures puisque l’autrice autoéditée ne dispose pas, en général, d’une immatriculation professionnelle.

Chers lecteurs et chères lectrices, je suis curieuse de connaître votre point de vue : quelles sont les raisons qui vous ont poussé-e-s à choisir l’autoédition (ou pas) ? Si vous hésitez, quels sont vos doutes ?

Qu’est-ce que l’autoédition ?
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