Déterminer le prix de son livre et ses canaux de venteTemps de lecture estimé à 5 minutes

Aujourd’hui, on continue de parler du marché.

Eh oui !

Comme nous l’avons vu la semaine passée, le marché se compose de :

  • votre lectorat
  • vos concurrents
  • vos canaux de vente
  • de toute une série de facteurs extérieurs tels que les modes et tendances, la politique, l’actualité…

Sommaire de la série d’articles

1. Les 7 erreurs marketing des auteurs et autrices autoéditées

2. Les 3 clés pour dompter les algorithmes

3. Les 6 piliers d’un marketing d’auteur qui fonctionne

4. La victoire commence dans la tête

5. Une méthode infaillible pour atteindre ses objectifs

6. Définissez et connaissez votre livre pour mieux le vendre

7. Comment définir son lectorat pour ne pas se louper

8. Déterminer le prix de son livre et ses canaux de vente

9. Visibilité, démarcation de la concurrence et communication

10. Que poster sur les réseaux sociaux et sur son blog ?

11. Optez pour les bonnes actions promotionnelles

12. Analyser ses résultats en 5 questions

13. Élaborer sa stratégie marketing


Concrètement, votre marché a un impact sur la forme finale de votre livre (nombre de pages, couverture, etc.), sur le choix de vos plateformes de vente, sur le choix de votre imprimeur (si vous souhaitez imprimer votre livre), sur votre communication, sur votre manière de vendre vos romans, mais aussi sur le prix de votre livre et sur sa date de sortie.

Nous parlerons du choix de la date de sortie de son livre dans l’article à propos des actions promotionnelles.

1. Un petit mot sur la concurrence

Le sujet de comment se démarquer de la concurrence sera abordé dans l’article de la semaine prochaine.

Dans notre domaine qu’est l’écriture, et même la création en général, nous sommes davantage collègues qu’adversaires. Surtout par les temps qui courent où nous devons absolument rester soudés face aux lobbies des gros éditeurs et de certains OGC qui font tout pour nous empêcher d’obtenir une véritable reconnaissance de nos métiers grâce à la création d’un véritable statut professionnel. Et il nous faut encore plus nous serrer les coudes entre auteurs et autrices indépendantes pour faire reconnaître l’autoédition comme un mode de publication légitime qui n’est pas un simple amas de rebuts de l’édition traditionnelle.

Cependant, il n’en demeure pas moins que l’on préfère que les lecteurs et lectrices choisissent nos livres plutôt que ceux des copains ou des copines lorsque le choix est inévitable.

2. Fixer le prix de son livre

Si je n’ai pas parlé du prix dans l’article propos des caractéristiques de nos romans, c’est parce qu’un prix se fixe en fonction de plusieurs facteurs dont les plus importants font partie de votre marché.

En effet, le prix d’un livre est déterminé par :

  • les incompressibles : coût de fabrication, marge libraire, marge de la plateforme d’autoédition, TVA…
  • votre seuil de rentabilité : il s’agit de la somme minimale à atteindre pour rembourser les investissements faits pour votre roman (correction, mise en page, recherches, illustration, campagnes de pub…). Ce seuil de rentabilité vous permet d’établir le nombre minimum d’exemplaires à vendre et votre marge par livre.
  • vos objectifs de revenus (ou de chiffre d’affaires)
  • le prix psychologique : il s’agit du prix que votre lectorat est prêt à payer pour votre roman. La valeur réelle d’un produit compte peu aux yeux des clients (tous domaines confondus). Il faut savoir que les clientèles de tous les domaines ont des idées arrêtées sur le prix des produits. Sortir de ces gammes de prix c’est courir à l’échec ou changer de public cible. Si vous mettez un prix plus bas, votre public pensera que votre roman est de mauvaise qualité. Si vous le fixez au-dessus, il aura l’impression de se faire avoir.
  • les tendances de votre marché : que vous décidiez de les suivre ou pas, il est important de les connaître et de vous positionnez clairement par rapport à ces tendances. Il faut aussi que vous sachiez justifier vos prix plus hauts ou plus bas. 

La polémique autour du prix des ebooks

Je pense que le terme de “polémique” est tout à fait approprié au vu des réactions vives que l’on observe sur le net à propos de la tarification des ebooks. Entre les un-e-s qui défendent les valeurs originelles d’accessibilité aux plus petites bourses et les autres qui arguent que c’est justement parce que ça ne nous coûte rien qu’il faut gonfler les prix au max pour faire le plus de marge possible, ça tire à boulets rouges !

En vérité, ce qui vous aidera à trancher, ce sont, encore une fois, vos lecteurs et lectrices (le fameux prix psychologique) et les tendances de votre marché.
Mettre votre ebook à 7€ là où tous les livres de vos concurrents sont à 3€, vous courrez à l’échec, à moins d’avoir une sérieuse plus-value.
Il en ira de même si vous mettez votre roman à 3€ quand tous les autres sont à 7€. Votre public pensera que votre livre n’est pas de bonne qualité.

3. Déterminer ses canaux de vente

Entre les librairies, les salons, les boutiques sur nos propres sites, les plateformes, etc. les possibilités pour vendre nos livres ne manquent pas. Sans compter les formats : faut-il absolument proposer un livre papier et un ebook ? Et qu’en est-il du livre audio ? Et des livres en braille ? Et des versions pour dyslexiques ? etc.
Mais alors, comment choisir entre toutes les possibilités qui s’offrent à nous ?

Le choix des endroits (physiques ou virtuels) où vous vendrez vos livres, mais aussi des formats de ces derniers dépendront de vos envies et, encore une fois, de celles de votre lectorat !
(Vous comprenez maintenant pourquoi c’est si important de connaître son public-cible ? Presque tout repose sur lui 😉)

Cela ne sert à rien de vendre à endroit où votre lectorat n’est pas.
Si votre public milite contre Amazon, vendez ailleurs et ne publiez surtout pas via KDP.
En outre, ne vendez pas exclusivement une version papier quand vos lecteurs et lectrices demandent des ebooks.

Vous devez inscrire vos choix marketing à l’intersection entre vos besoins et les envies de votre lectorat. Ce n’est pas à lui de s’adapter à vos besoins, c’est à vous à lui proposer quelque chose qui vous correspond autant qu’à lui.

Si vous désirez aller plus loin par rapport au choix de votre imprimeur et aux services annexes de diffusion-distribution qui existent, je vous conseille la lecture de mon article à propos du choix de son imprimeur : Choisir son imprimeur quand on s’autoédite.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article vous a plu.

À la semaine prochaine.

Prenez soin de vous !

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