À l’heure des hashtags #PlumePasMonAuteur, #PayeTonAuteur et #AuteursEnColère qui expriment le mécontentement des auteurs et des autrices face au manque de considération à leur égard, il est normal que ces derniers et ces dernières se rassemblent pour faire valoir leurs droits.

Le 6 septembre dernier, se sont réunis des auteurs et autrices de tous horizons (de la littérature générale à la romance en passant par la jeunesse et la BD), des connu-e-s et des moins connu-e-s. Suite à leurs discussions, ils ont décidé de créer la Ligue des Auteurs Professionnels afin de faire de l’écriture un métier aux yeux de la loi.

 

La Ligue des Auteurs Professionnels est donc le rassemblement inédit d’un collectif d’auteurs et d’une fédération d’organisations. Tous se liguent pour sauvegarder le métier et améliorer les conditions de création de tous les auteurs : protection sociale, rémunération, renforcement du droit d’auteur, encadrement par le code du travail, rééquilibrage du rapport auteur/éditeur…

La Ligue des Auteurs Professionnels

 

Le Constat

Dans un constat (accablant) publié le 22 octobre, la Ligue dénonce la précarité des auteurs et autrices dont les livres, pourtant, sont à la base d’un des marchés les plus florissants en France. Pourtant, il n’existe pas de statuts juridique et fiscal pour les auteurs. En d’autres termes, bien que leurs productions rapportent des milliards en chiffre d’affaire (on parle de 3,97 milliards €), ces personnes, qui sont à la base de tout, ne sont rien. C’est aberrant !

(Cliquez sur l’image pour accéder à la totalité du constat)

 

Les projets de la Ligue des Auteurs Professionnels

La Ligue des Auteurs Professionnels est donc là pour faire en sorte qu’un statut soit créé pour le métier d’auteur.

 

Nos droits sont fragiles et sont les premiers à être oubliés à chaque nouvelle réforme. Et non, ce n’est pas normal.
Comme dit l’adage « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », et c’est clairement le leitmotiv de la Ligue des Auteurs. Tous réunis sous un même étendard pour maximiser notre impact.

Cy, illustratrice/bédéiste

 

Car qui dit absence de statut dit absence de couverture sociale (pas de sécu et pas de chômage, par exemple), absence de revenu minimum (alors que les droits d’auteur sont imposables…), etc.

Pourtant, écrire est un vrai métier. N’en déplaise à certains et certaines qui estiment (encore) que nos revendications sont illégitimes parce qu’on ne devrait écrire que par passion et non pour l’argent. Pourtant, écrire c’est un travail et tout travail mérite salaire.

 

Être auteur professionnel, ça veut dire que je passe pas mes journées à bayer aux corneilles ou à regarder des séries sur Netflix, je fais comme tout le monde : je travaille.
Pour moi, être écrivain, c’est pas un passe-temps, c’est ma profession. Je trouve qu’il y a trop de gens qui ont cette image de l’écrivain qui regarde vers le ciel, les mains dans les poches en attendant l’inspiration. C’est très joli, c’est romantique, mais c’est pas du tout ça la réalité du métier d’écrivain en 2018.
Depuis 2014, j’ai publié six romans, je travaille en moyenne dix heures par jour : je fais des recherches, j’écris, je relis, je corrige mes manuscrits. Mais aussi plein d’autres choses : je gère les réseaux sociaux, je fais de la promotion, je réponds aux lecteurs, je vais dans des écoles, je négocie mes contrats, j’anime des ateliers d’écriture et je passe un certain nombre de mes weekends dans des salons, en général gratuitement, pour promouvoir mes livres.
Je considère que c’est pas parce que, comme beaucoup d’autres gens, j’aime mon travail qu’il doit être relégué au rang de hobby. Écrire des livres, c’est mon métier. À ce titre, je considère que non seulement je dois être rémunérée correctement, mais que j’ai droit à un statut juridique clair et à un certain nombre de droits de base comme n’importe quel autre acteur de la chaîne du livre.

Marie Vareille, autrice

 

J’aime beaucoup ce que Marie Vareille a dit pour la Ligue des Auteurs Professionnels. Elle résume parfaitement ce qu’est être un auteur en 2018.

 

L’adhésion à la Ligue

Pour en finir avec ce fantasme romantique de l’écrivain pauvre, mais passionné !, qui ne vit que de son art et d’eau fraîche, adhérez à la Ligue !

 

Pourquoi je soutiens la Ligue des Auteurs Professionnels ? C’est très simple : depuis quelques années, la situation des auteurs se dégrade en France. Les réformes sociales et fiscales qu’ils attendent sont inquiétantes et personne ne peut vraiment nous renseigner, nous rassurer, nous aider. Alors nous avons créé cette ligue pour ça, justement. Pour réfléchir ensemble et trouver des vraies solutions ensemble.
Écrire est un vrai métier. Ce n’est pas un passe-temps, c’est un métier. Nous devons créer des statuts, nous devons envisager notre futur pour qu’on puisse encore nous lire longtemps, pour qu’on puisse encore écrire longtemps.

Tatiana de Rosnay, écrivaine

 

La Ligue des Auteurs Professionnels accueille dans ses rangs tous les auteurs et toutes les autrices tant qu’ils ou elles ont publié au moins un ouvrage, que ce soit à compte d’éditeur, d’auteur ou en autoédition. Car, comme l’a si bien rappelé Samantha Bailly : « En France, c’est l’œuvre qui fait l’auteur. »

Toutes les informations sont disponibles à cette adresse : ligue.auteurs.pro/association/adhesion

 

J’adhère à la Ligue, et vous ?

 

La ligue des auteurs professionnels

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